Coucou les gens… Aujourd’hui, c’est samedi. Et normalement, j’aurai du vous retrouver avec mon RDV « On My Wish-List », sauf que j’avais envie de quelque chose de différent. (Si si, j’aurai surement trouvé un livre à rajouter sur ma WL, mais ma PAL -pas à jour sur le blog *sifflote*- n’est-elle pas suffisamment looooooongue?

Au lieu de quoi, j’ai plutôt eu envie d’échanger avec vous un petit quelque chose écrit rien que pour vous, là de suite, en direct live.

Je me réveillais en sursaut, déboussolé. Quelques minutes me furent nécessaire pour identifier la pièce où je me trouvais. Avec un rayon de lune pour seul éclairage, ce ne fut pas un jeu d’enfant.

Mais je finis par reconnaitre le dortoir du chalet où j’allais chaque année fêter le nouvel an avec un groupe de potes. D’ailleurs en y prêtant attention, je perçus un concert de respirations lentes, profondes et plus ou moins sifflantes. Pas de doute, je n’étais pas seul. Inconsciemment ce constat me rassura.

Ma sortie du sommeil c’était fait brusquement, et avec la fâcheuse impression de quitter un cauchemar. D’ailleurs, en y songeant, ce songe avait plutôt des allures de souvenirs douloureux. Je tendis le bras à ma gauche, surpris de découvrir que l’autre moitié de la couchette double était vide bien qu’encore tiède.

Le douleur fulgurante qui tambourinait à présent contre mes tempes, entremêles au reste de ce mauvais rêve m’empêchait de savoir qui j’attendais… Avais-je comme je le pensais partager cette couche avec ma copine, où devais-je plutôt m’attendre à voir revenir un pote d’une pause clope nocturne?

Cherchant à mieux me situer, j’attrapais mon portable. Pas de nouveaux messages qu’ils soient vocaux ou écrits. Elle ne pouvait donc qu’être avec moi… Loin de moi, elle n’aurait jamais tenu aussi longtemps sans me faire signe.

Mais alors, la vague discussion dont j’avais cauchemardé n’était rien de plus qu’un vieux souvenir qui, Dieu seul sait pourquoi, venait de remonter. Je tentais pourtant -comme poussé par une crainte viscérale- de me remémorer ma soirée de la veille.
Il ne me fallut pas longtemps pour me souvenir… En rentrant d’une journée à skier, nous avions décidé de faire une petite soirée peinarde au coin du feu. Et avec nous qui disait soirée, disait alcool et … hum cigarettes pas très légales. Je humais mes doigts, et obtins l’ultime confirmation. Voilà donc ce qui était responsable du désagréable rêve/souvenir. Ce -fameux- soir là aussi j’avais bu…

Pourtant, un poids étrange me comprimait la poitrine. Et si je n’avais fait que de me remettre en tête une discussion qui ne datait de la veille… Si aujourd’hui, la femme qui j’aimais n’était pas là, avec moi, mais à l’autre bout de la France. Lui avais-je réellement, comme cette horrible sensation me le soufflait, fait une déclaration d’amour alors que j’étais bien allumé?
J’osais croire que non… Auquel cas, j’allais ramé pour qu’elle me pardonne! Pourquoi? Et bien, d’une parce que je ne me souvenais pas totalement de ce que je lui avais dis, et de deux -et surtout- parce qu’elle détestait me deviner défoncé…

Si ce n’était pas elle qui me rejoignait, là, sous la couette, qu’elle serait la conduite à tenir? Devrais-je m’excuser sans chercher à savoir ce que je lui avais réellement dit? Devrais-je faire celui qui ne se souvient de rien? Ou pourquoi pas utiliser l’excuse facile du « pote qui a prit mon portable »?

J’entendis une porte grincer, et me recouchais promptement. Je ne souhaitais pas me faire repérer et avoir à m’expliquer. Alors je me recouchais sur le coté, en chien de fusil, feignant de dormir. Un corps froid se glissa à mes cotés et je dus lutter fortement pour réprimer un frisson. Je sentais l’attention de mon voisin concentré sur moi. Il -ou elle?- guettait le rythme de ma respiration.

Alors, je fis de mon possible pour calmer mon souffle veillant à le rendre le plus régulier possible. Le subterfuge prit et mon voisin finit par s’étendre sans me parler. Oui j’étais lâche… Oui je préférais finir ma nuit avant de découvrir si oui ou non j’avais merdé… Ne m’en tenez pas rigueur, je ne suis qu’un homme!

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